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 Abaigh - And now these walls come crumbling down

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Abaigh O’Higgins
Fondatrice, Fière Irlandaise
Pseudo : Chloé (Coatlicue)
Age : 23
Célébrité : Eleanor Tomlinson
Messages : 143

Age : Vingt-et-un ans
Origines : Irlandaises
Religion : Catholique
Situation maritale : Célibataire
Métier : Institutrice


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   Message posté 
Dim 11 Déc - 12:04

Abaigh O'Higgins
Shining light on the things that we've done
Prénom : Abaigh. Nom : O'Higgins. Surnom : Aba. Date de naissance : 13 août 1777. Age : 21 ans. Origines : Irlandaises. Orientation sexuelle : Hétérosexuelle. Situation maritale : Célibataire. Religion : Catholique. Rang : Lettrée. Métier : Institutrice. Quelques traits de caractère : Patiente, passionnée, discrète, maternelle, franche, optimiste, résolue, bûcheuse, généreuse et appliquée. Groupe : Géilleadh. Célébrité : Eleanor Tomlinson.

Histoire

"Les enfants jouaient dans les champs, courraient parmi les hautes herbes folles. Parfois, l'un d'eux tombait, glissait, ripait son genoux, accrochait son habit. Pourtant, dans l'innocence de leur jeunesse, tout ceci leur paraissaient..."

Elle releva doucement le menton sans achever sa phrase, le regard dans le vague, nostalgique de ce temps où elle gambadait à travers la campagne sans se soucier de rien. Faisant tourner sa plume dans entre ses doigts, elle songeait à ce temps lointain où loin de la ville chaque jour semblait une aventure nouvelle qui ne prenait fin que lorsque le soleil venait à se coucher et qu'elle fermait les yeux. Abaigh sourit en repensant à certaines de ses aventures d'enfant de la campagne. Oui, tout était alors bien plus simple et il lui plaisait d'écrire sur son période où l'inconscience de la jeunesse dressait des murs entre sa vie simple et la dure réalité auxquels les adultes devaient faire face.

Elle était née dans un petit village du nord-ouest de l'Irlande, perdu entre les plaines sauvages, les forêts verdoyante et l'océan tumultueux. C'était là qu'elle avait grandi, loin des hommes et de leurs querelles d'intérêts ; là où ils sont tous frères, prêts à ensemble rompre le pain, et où rien ne pourrait les séparer, ni Dieu ni l'argent. Lorsqu'elle fermait les yeux, elle entendait encore le vent siffler dans les branches, murmurant son chant sylvestre, et les vagues s'écraser contre les rochers, parsemant la pierre d'étoiles d'écume. Enfant curieuse, elle avait toujours porté une très grande attention au vaste monde qui pouvait l'entourer, persuadée qu'il s'étendait bien au delà l'océan.

Elle avait bien sûr raison. Le monde n'avait ni limite ni frontière puisqu'il était rond mais cela, elle ne l'apprendrait qu'en allant à l'école, prenant alors conscience d'une chose : l'être humain était minuscule. Naturellement, ce n'est pas la seule chose que lui enseigna le pasteur de son village, grâce à lui, elle apprit à lire, à compter, à écrire et à bien plus encore au côté d'autres enfants. Intelligente et dotée d'une grande soif de connaissances, elle étudiait inlassablement malgré les railleries de ses proches sur l'intérêt pour eux de savoir toutes ses choses mais secrètement, la petite rousse nourrissait le rêve de partir loin des champs et de mettre à profit tout ce qu'elle apprenait dans les livres pour devenir enseignante, préceptrice. Elle fut présente au mariage de chacune de ses trois sœurs. Deux d'entre elles épousèrent des paysans et la troisième -qui fut la plus inventive- s'enticha d'un marin. Mais Abaigh n'aspirait nullement au mariage, ses yeux posés sur les pages blanches de ses livres plus que sur les garçons du village qui eux la regardaient au fil des années d'un œil nouveau.

Bien que peu sensible à la différence entre anglicanisme et catholicisme, la jeune fille ne tolérait pas pour autant le comportement des anglais en Irlande : ils agissaient partout en maîtres. La famine était à leur porte, on pillait ce que l'on ne pouvait prélever de leur réserve, usant d'intimidations. Le père de famille comprit alors qu'il fallait agir pour ceux de ses enfants qu'il pouvait encore sauver. Il se débrouilla afin de leur permettre de partir pour Dublin. Jamais Abaigh n'aurait cru se sentir reconnaissante des anglais mais ils venaient de la sauver d'une vie de servage à laquelle elle n'aspirait nullement.

Ce furent des semaines de voyages qui séparèrent bientôt la jeune fille de la fermette de son enfance et malgré sa joie elle sut que toute cette vie passée serait à jamais encrée en elle. Bien que brillante, ses études ne lui furent pas facile et pourtant, la société avait décidé de les rendre vaines : alors qu'elle venait de terminer son cycle avec succès, un arrêté décida que les catholiques n'avaient plus le droit d'enseigner.

Déterminée elle fit alors le tour de nombreuses grande maisons, sans doute pour un moindre prix accepterait-on peut-être de la prendre comme préceptrice. Toutefois, sa naïveté de jeune fille, son enthousiasme et ses rêves furent tant et tant bafoués que lorsque, après lui avoir dit qu'elle n'avait aucun enfant, la femme du juge Hodgson lui proposa un emploi de femme de chambre -la sienne venait de quitter son poste-, elle accepta. Commença alors un quotidien rythmé par les tâches domestiques auquel elle se résigna, se faisant une petite place dans l'univers de la dame qui fut bien surprise de lire son nom sur un ordre d'arrestation parvenu au bureau de son époux ou plus exactement le nom de son frère.

Il est parfois difficile de faire les bons choix et choisir entre les gens qui lui avaient ouvert leur bras pour sauver son frère lui semblait pourtant la meilleure option. Toutefois, elle n'en eut pas besoin. Eireen la soutint dans cette épreuve malgré le fait qu'elle ne tolérait pas l'outrecuidance du frère de sa domestique -qui fut condamné à deux mois de prison-, elle avait comprit qu'elle n'était pas aussi butée et se souvenait de sa loyauté. Devenue sa confidente, quand sa maîtresse apprit la raison pour laquelle elle était venue à Dublin et les espoirs qu'elle avait longtemps nourris mais qui avaient été brisés, celle-ci encore une fois lui fut d'un grand soutien : Elle interféra en sa faveur auprès de son époux pour lui trouver une place d'enseignante malgré la loi.

L'Irlande était conquise, mais il fallait encore la séduire, les vieilles anglaises aussi sévères qu'abruptes qui enseignaient dans les écoles n'aidaient pas à l'amélioration de l'opinion alors qu'un visage doux et qu'un coeur Irlandais pourrait apaiser bien des querelles. Ce furent les arguments qui firent pencher la balance en sa faveur et à présent, elle enseignait la lecture, l'écriture, l'histoire, le latin, les mathématiques et les sciences à des enfants.

Un sourire étira ses lèvres. Oui, elle n'était pas entrée dans cette petite maison par la grande porte, mais elle y était à présent à sa place et elle était fière de son parcours, fière d'être irlandaise.
Prénom/Pseudo : Chloé/Coatlicue. Age : 22 ans. Découverte du forum : Est-ce que je l'ai découvert en le créant ou que le j'ai créé en le découvrant ? Avis sur le forum : Il est parfaitement parfait, mais je ne suis pas très objective.  Un joli dernier mot pour finir cette fiche en beauté : Je vous aime !
Code:
<div class="pris">Eleanor Tomlinson</div>Abaigh O'Higgins
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